
Le diabète de l’enfant est un diabète insulinodépendant. Son incidence a été évaluée à 4/100.000 en Europe. L’enfant diabétique est exposé à une longue évolution de la maladie. Il est menacé dans sa vie d’adulte aux complications dégénératives. Le traitement doit avoir pour objectif la prévention de ces complications.
Etiologie
Il s’agit d’une destruction quasi complète des cellules insulinosecrétrices du pancréas par un processus auto-immun évoluant en quelques années chez des patients génétiquement prédisposés. Il s’agit du même diabète insulinodépendant rencontré chez l’adulte.
Circonstances De Découverte
Le diabète insulinodépendant de l’enfant se révèle le plus souvent par des signes classiques. Il faut signaler cependant la fréquence des acidocétoses inaugurales.

L’apparition des signes digestifs nausées, vomissements, douleurs abdominales chez l’enfant dont le diabète vient d’être diagnostiqué est un signe de cétose sévère et impose une hospitalisation en urgence.
Chez les nourrissons le diabète est rare, le tableau clinique est celui d’une déshydratation plus ou moins prononcée.
Rarement, l’enfant est pratiquement asymptomatique et c’est à l’occasion d’une glycosurie découverte à l’examen médical qu’on évoque le diagnostic de diabète sucré.
L’insulinothérapie
Le mode standard de traitement des jeunes diabétiques est la pratique des injections d’insuline quotidiennes avec ajustement des doses aux résultats des glycémies au doigt mesurées aux différents moments de la journée.

Diététique
Le régime alimentaire de l’enfant diabétique doit être capable se satisfaire les besoins caloriques de l’enfant tout en s’adaptant au maintien d’un bon contrôle glycémique pour atteindre ce but spécifique à la maladie diabétique. Le régime doit obéir à deux grands principes :
La prise en compte de l’impact de certains aliments sur la glycémie.
Le régime doit être perçu comme un élément essentiel du traitementpour l’enfant et ses parents.

La ration calorique est de l’ordre de 1000Kcal (+100 Kcal/année d’âge) par jour en veillant à ne pas dépasser 2500 Kcal/jour.
Une ration glucidique représentant 50% de la ration calorique.
Une répartition des repas dans la journée (petit déjeuner, collation de 10h30’, déjeuner, goûter, diner) adaptée au mode d’insulinothérapie choisi et aux résultats des glycémies capillaires.
L’exclusion des sucreries et aliments sucrés pris généralement en excès de la ration glucidique prévue. Ils sont particulièrement hyperglycémiants lorsqu’ils sont pris en dehors des repas.
L’éducation de l’enfant et ses parents constitue l’élément essentiel du traitement. Il s’agit de préciser aux parents les principes du régime et leur mise en application.

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